Free All Women
La
petition
«Protection et conséquences : contre les violences sexuelles comme arme
de guerre»
La violence sexuelle est une arme de guerre ciblée.
Un crime de guerre grave.
Une violation claire du droit international humanitaire.
Nous exigeons : aucune relativisation, aucun double standard.
La Suisse doit assumer sa responsabilité en tant qu’État dépositaire des Conventions de Genève.
Nous exigeons du Conseil fédéral suisse des mesures contraignantes :
1. Transparence, responsabilité et mise en œuvre de la résolution 1325
La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies « Femmes, paix et sécurité » invite tous les États membres à impliquer les femmes sur un pied d'égalité dans les processus de paix et de sécurité et à protéger tout particulièrement les femmes et les filles dans les conflits, y compris contre les violences sexuelles.
Nous demandons au Conseil fédéral :
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un rapport clair sur la mise en œuvre de la résolution 1325 de l'ONU, avec des objectifs, des progrès et des responsabilités mesurables ;
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l’assurance de l'intégration des piliers de la WPS dans la politique étrangère et de sécurité suisse : prévention, protection, participation, reconstruction ;
-
la publication annuelle d’un rapport sur la manière dont la Suisse remplit les obligations concrètes découlant de cette résolution, y compris les résultats obtenus dans le domaine de la violence sexuelle comme arme de guerre.
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2. Rendre systématiquement les auteurs responsables
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Le Conseil fédéral s'engage à :
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fournir des moyens financiers supplémentaires pour les enquêtes sur les violences sexuelles en temps de guerre menées par la Cour pénale internationale ;
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financer de manière ciblée des enquêteurs, des experts médico-légaux et des projets de documentation ;
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inclure expressément la violence sexuelle comme arme de guerre dans les régimes nationaux de sanctions
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geler systématiquement les avoirs des responsables identifiés en Suisse, dans la mesure où cela est légalement possible ;
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examiner l'application du principe de la compétence universelle lorsque les suspects se trouvent sur le territoire suisse.
3. Soutien obligatoire pour les personnes concernées
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Fonds financiers affectés à l'aide médicale, psychologique et juridique dans les régions en conflit
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Prise en charge à long terme des traumatismes au lieu d'une aide d'urgence exclusive
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programmes de protection pour les femmes et les filles particulièrement vulnérables
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Le Conseil fédéral veille à ce que :
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la violence sexuelle – y compris lorsqu'elle est utilisée comme arme de guerre – soit expressément reconnue comme une persécution liée au genre dans la procédure d'asile ;
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​les femmes réfugiées qui ont subi des violences sexuelles dans leur pays d'origine ou pendant leur fuite aient accès à une procédure d'asile équitable et sensible à ces traumatismes
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4. Une attitude diplomatique cohérente sans double standard
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Condamnation publique et sans équivoque de la violence sexuelle en temps de guerre
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Comportement de vote cohérent au sein des instances internationales en faveur de la poursuite pénale de ces crimes.
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Qui peut signer la pétition ?
Toutes les personnes
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quelle que soit leur nationalité
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quel que soit leur âge
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qu'elles aient ou non le droit de vote
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y compris les personnes qui ne résident pas en Suisse
Quand la pétition sera-t-elle déposée ?
​​​​​Nous commencerons à recueillir les signatures le 7 mars, la Journée internationale des femmes étant célébrée le 8 mars.
Après le 14 juin, date de la grève des femmes en Suisse, nous remettrons la pétition au Conseil fédéral à Berne. Notre objectif est de rallier le plus grand nombre possible de personnes à notre cause. Plus nous serons nombreux, mieux ce sera.